Centrale sous-marine
25 Janvier 2011 , Rédigé par groupe Proudhon FA Publié dans #Nucléaire
Réseau "Sortir du nucléaire"
Fédération de 875 associations agréée pour la protection de l'environnement
http://www.sortirdunucleaire.org/
Communiqué de presse du 25 janvier 2011
Centrale sous-marine : la filière nucléaire coule à pic
Sur le modèle de ses sous-marins nucléaires, DCNS (anciennement Direction des Constructions Navales) envisage de développer une centrale nucléaire sous-marine de 12 000 tonnes. Présentée comme
"fiable et sûre", elle pourrait suffire à alimenter une ville de 100 000 à un million d'habitants. Après la centrale nucléaire flottante russe, la centrale sous-marine française... Quel sera le
prochain délire de l'industrie nucléaire mondiale ?
Actuellement, avec du combustible enrichi à 4 %, on recharge une centrale tous les 18 mois. Avec une centrale sous-marine, il faudrait "améliorer" le combustible pour avoir un intervalle de
rechargement de l'ordre de 4 ans. Enrichir davantage le combustible, c'est multiplier les déchets (uranium appauvri). Et toute centrale fonctionnant à l'uranium génère du plutonium, encore plus
dangereux. Comment une telle structure serait contrôlée ? Comment s'organiserait la maintenance ? Que fera-t-on des déchets ?
Une centrale sous-marine, pour être opérationnelle et alimenter la côte par câble, devrait être placée sur des hauts-fonds. Elle serait donc sensible aux tempêtes et courants marins. À quelques
kilomètres des côtes, elle va réchauffer l'eau de mer et rejeter de la radioactivité, qui sera largement disséminée. En effet l'eau est un élément dans lequel la radioactivité se disperse
facilement.
La volonté de DCNS de développer des centrales insensibles au risque terroriste révèle, en creux, la vulnérabilité criminelle des équipements actuels : aucune centrale ne résisterait à un
attentat de type "11 septembre". Le risque zéro n'existant pas, on peut s'interroger sur l'impact qu'aurait déjà le naufrage d'un supertanker sur une future centrale nucléaire sous-marine.
Après les échecs répétés de l'EPR, l'industrie nucléaire est aux abois. Tout comme la campagne publicitaire scandaleuse d'AREVA, ce projet de réacteur sous-marin n'est qu'une tentative désespérée
pour faire croire que la filière nucléaire a un avenir, alors que l'avenir est aux économies d'énergie, à la sobriété énergétique, au développement décentralisé des renouvelables, mais pas au
nucléaire, quelle que soit sa forme.
Contact presse : Daniel Roussée 06 61 97 83 28
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